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Partie II Prévenir la torture : les INDH en action | Section II Contribuer à l’application du cadre juridique
Les INDH peuvent faire face à des difficultés pour trouver le personnel médical qualifié qui convient. En
effet certains INDH peuvent être confrontées à une situation où il n’y a aucun personnel médical expert en
médecine légale dans le pays. En pareil cas, l’une des possibles solutions, est de trouver une assistance
extérieure pour former le personnel médical à la médecine légale.
Dans d’autres pays, il peut y avoir un manque de personnel médical indépendant, spécialisé en médecine
légale, en particulier si tous travaillent pour des organes gouvernementaux et/ou comme médecins légistes
pour la police ou le parquet. Les INDH devront alors évaluer s’ils peuvent, ainsi que la victime, faire confiance
à l’indépendance et au professionnalisme du personnel en question.
Il existe des signes physiques de torture
Un examen médical des victimes de torture doit être pratiqué par des professionnels de la santé. Cependant,
l’expérience aidant, un enquêteur des droits de l’homme peut finir par reconnaître certains des signes les plus
courants de torture.
Il est souvent utile de prendre des photographies des signes physiques de torture, si la victime y consent.
Mais, ces photographies ne doivent pas permettre l’identification de la personne (par exemple en montrant son
visage). De nombreuses photos doivent être prises pour enregistrer tous les aspects de ces signes physiques.
Des photos nettes, en couleur, prises avec la bonne lumière peuvent constituer des preuves qui concordent
et être remises au personnel médical pour une évaluation professionnelle. Il est important de prendre des
photos des blessures en gros plan et des photos grand angle pour montrer l’emplacement des blessures sur
les parties spécifiques du corps.
Certains des types de torture les plus communs et les signes physiques qui en résultent, comprennent :
des coups et blessures, qui peuvent causer des fractures, des hématomes, des cicatrices et des
éraflures (après avoir été frappé avec un bâton ou un fouet)
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des coups sur les voûtes plantaires, qui peuvent engendrer des douleurs intermittentes dans les
pieds et les jambes, des picotements et des « fourmis » dans les pieds et les jambes, ainsi que des
cicatrices épaisses et dures sous les pieds
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des brûlures, qui peuvent laisser des cicatrices de formes et de tailles variées
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des suspensions, qui peuvent entraîner une sensation de brûlure et des douleurs intenses au niveau
des bras et des jambes
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la torture électrique, qui peut causer des changements au niveau de la peau et des fissures dentaires
ou la perte des dents
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la noyade partielle, qui peut entraîner des bronchites chroniques
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des tortures sexuelles, qui peuvent causer des blessures au niveau génital, des règles irrégulières,
des avortements spontanés, des douleurs au niveau des testicules, des démangeaisons anales, des
maladies sexuellement transmissibles et un dysfonctionnement sexuel.
Image : Commission indépendante palestinienne
pour les droits de l’homme
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Chapitre 4 : Enquêter sur les allégations de torture | 39