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Prévenir la torture Guide pratique à l’intention des Institutions nationales des droits de l’homme
Cette stratégie préventive intégrée peut être représentée sous la forme d’une maison, dont le cadre juridique
représenterait les fondations, la mise en oeuvre de ce cadre constituerait les murs et les mécanismes de
contrôle fourniraient un toit protecteur.
Mécanismes de
contrôle
Visite de lieux de détention
Organismes internationaux des droits de
l’homme
Campagnes publiques de sensibilisation
Mise en œuvre
Garanties procédurales
Formation des fonctionnaires
Lutte contre l’impunité
Cadre juridique
Ratification des traités internationaux
Interdiction et incrimination de la torture
Garanties juridiques
L’existence d’un cadre juridique exhaustif
Un cadre juridique solide visant à interdire la torture constitue un élément essentiel de toute stratégie de
prévention de la torture. Le cadre juridique doit refléter les normes internationales pertinentes en matière de
droits de l’homme et inclure des dispositions spécifiques pour interdire et prévenir la torture.
Les États peuvent s’inspirer du cadre juridique international :
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•
ratifiant les traités internationaux pertinents en matière de droits de l’homme ;
•
intégrant les traités internationaux en matière de droits de l’homme dans leur droit interne ;
•
respectant le droit souple12 en relation avec l’interdiction de la torture et la privation de liberté.
Le terme « droit souple » se réfère à des documents qui ne sont pas contraignants en droit international (c’est-à-dire dont le statut est inférieur
à celui d’un traité conclu selon la Convention de Vienne de 1969 sur le Droit des traités). Les exemples comprennent les résolutions des
organes tels que l’Assemblée générale et le Conseil de droits de l’homme, tout comme des plans d’action, des codes de pratique, des principes
directeurs, des règles ou déclarations de principes produits lors de rencontres régionales ou internationales d’experts. La jurisprudence qui
émane des organes des traités, ainsi que les observations finales peuvent aussi être considérées comme appartenant au droit souple. Pareils
instruments et recommandations ont une force morale indéniable et offrent aux États une orientation concrète dans leur conduite. Leur valeur
dépend du nombre d’États qui les ont reconnus et acceptés et, même s’ils n’ont aucun effet contraignant, ils peuvent être considérés comme
déclaratoires d’objectifs et de principes largement acceptés au sein de la communauté internationale.
Introduction : Le concept de prévention de la torture et sa mise en oeuvre | 5